Le Sicoval gère un territoire dense, entre périurbain et agriculture. En quoi l’intelligence artificielle change-t-elle concrètement la façon dont vous pilotez la ressource en eau?
Le Sicoval est un territoire particulier, où cohabitent une forte dynamique urbaine, des zones périurbaines en développement et une activité agricole importante. Cela nous impose d’être extrêmement vigilants dans la gestion de la ressource, qui doit répondre à des usages multiples tout en restant préservée. L’intelligence artificielle change notre approche parce qu’elle nous permet de passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation. Dans un contexte où chaque mètre cube compte, disposer d’outils capables de détecter rapidement les anomalies sur le réseau est un véritable atout. Pour un élu, c’est aussi la garantie de prendre des décisions fondées sur des données objectives et de mieux orienter les investissements publics.
L’intelligenceartificielle dans la
gestion de l’eau, c’est souvent l’affaire des techniciens ou des opérateurs. En tant qu’élu, comment gardez-vous le contrôle sur des outils que vous ne pilotez pas directement ?
Le rôle de l’élu, ce n’est pas de piloter les outils. C’est de donner une direction et de créer les conditions de l’action. Ce que je dois garantir, c’est que l’innovation reste au service de l’intérêt général, pas l’inverse. Sur l’eau, nous n’avons pas le luxe d’attendre. Dans une trentaine d’années, le Sicoval aura un climat méditerranéen. Les besoins évoluent, les périodes de stress hydrique vont s’intensifier. Un élu doit savoir prendre des décisions qui préparent l’avenir. C’est exactement ce que nous faisons.
Le 3 juillet, vous intervenez devant 300 décideurs du territoire. Qu’attendez-vous de cette journée ?
J’attends avant tout un moment d’intelligence collective. Les défis liés à l’eau sont tels qu’aucun acteur ne peut les relever seul. Collectivités, entreprises, experts, opérateurs : nous avons tous intérêt à partager nos expériences. J’attends aussi que cette journée nous aide à prendre de la hauteur : la vraie question est notre capacité collective à adapter nos modèles de gestion aux défis climatiques et démographiques qui nous attendent. Intervenir devant 300 décideurs est une opportunité de rappeler que les collectivités jouent un rôle majeur dans cette transformation. Si chacun repart avec une idée nouvelle ou un partenariat à construire, la journée aura atteint son objectif.
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